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Thèse ajoutée le : 04/07/2018
Note : Non évaluée

SALLES DE CONSOMMATION A MOINDRE RISQUE : Etudes qualitatives réalisées sous forme d’entretiens auprès de patients anciens usagers de drogues et de médecins généralistes alsaciens afin d’évaluer leurs perceptions et les informations reçues

Résumé

Introduction : Les salles de consommation à moindre risque existent depuis 1986 en Suisse et elles se sont progressivement développées dans plusieurs pays. Depuis 2016 deux salles ont ouvert en France, à titre expérimental. Dans ce contexte, nous avons donc souhaité avoir un aperçu de l’information et de la perception qu’en avaient d’anciens patients toxicomanes ainsi que des médecins généralistes Alsaciens. Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative réalisé sur un groupe de patients anciens toxicomanes et un groupe de médecins généralistes. Cette étude s’est déroulée sous forme d’entretiens enregistrés et anonymisés en face à face ou téléphonique. Résultats : 25 entretiens ont été analysés. 13 entretiens patients et 12 médecins. 100% des interrogés se sont dit en faveurs des salles de consommation à moindre risque. Les interrogés ont été majoritairement informé par le biais de la télévision et la radio. Seule une personne n’était pas au courant de l’existence des salles de consommation. La prise en charge globale des usagers de drogues est la notion principale évoquée par 100% des interrogés. Aussi bien sur le plan médical que psychologique et social. Cela avec l’aide de personnel adapté et des structures existantes. Ces salles sont vues comme des lieux sécuritaires. La population cible est une population en très grande précarité, SDF et marginaux. En ce qui concerne les produits consommés sur place, l’héroïne et la cocaïne sont les produits évoqués dans 100% des cas. Les Morphiniques le sont à 28% (7 personnes) et la Méthadone® et le Subutex® qu’à 4% (1 personne). 100% des interrogés évoquent l’injections comme moyen de consommation dans les salles et uniquement 24% (6 personnes) le sniff ou l’inhalation. Les bénéfices attendus sont, l’éducation des usagers aussi bien au niveau des gestes techniques que des risques infectieux, La prévention et le dépistage des maladies infectieuses (VIH, VHC et VHB), une prise en charge médicale avec le traitement de toutes les pathologies et l’instauration d’un traitement substitutif et pour finir une prise ne charge social. La moitié des interrogés évoquent un risque de stigmatisation en raison de l’exposition des salles. L’utilité générale des salles est évaluée à 3.15/4. Discussion et conclusion : Les personnes interrogées sont plutôt en faveur des salles de consommation même si certaines évoquent un manque de recul, nécessaire, pour évaluer les bénéfices. On note également une inquiétude par rapport au risque de voir ces salles n’être que des lieux de shoot sans prise en charge plus globale des usagers. Les résultats de l’étude ne sont pas généralisables en raison de sa non représentativité de la population étudiée.

Informations

Auteur
Anne-Lise MULLER-FETTET
Statut
Interne
Spécialité
Médecine générale
Directeur de travail
Claude BRONNER
Université
Université de Strasbourg
Type d'études
Qualitatif
URL de consultation
Date de soutenance
28/05/2018
Nombre de pages
83
Nombre de lecteurs
2
Mots clés
salle
consommation
moindre
risque
usager
drogue
vih
substitution
traitement
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